Blast Of Silence par Renaud

Blast Of Silence, 1961, Allen Baron

Un tueur à gage de Cleveland vient exécuter un contrat dans la ville de New York. Oeuvre inachevée, Blast Of Silence (Baby Boy Frankie) se présente comme une errance au son d’un jazz qui rythme le découpage du film, nerveux comme son personnage principal.

Impatient, Frankie attend le moment opportun pour surprendre sa future victime. Mais plus l’attente se fait longue, plus des obstacles imprévus se mettent en travers de son chemin.

Mélange impur d’images quasi documentaires (les préparatifs du tueur), d’exploration urbaine (New York tout en extérieur), de déformations expressionnistes (les ombres), et d’angles graphiques (une ligne claire qui annonce les relectures des années 50 par les illustrateurs des années 80), de proto clips (le groupe de jazz qui fait monter la tension de la scène du club), la cinématographie d’Allen Baron est cousine aussi bien du Seijun Suzuki des années 60 au Japon, que de Melville Jean-Pierre (du Doulos au Samouraï) en France.
Peut-être aussi que Frank Miller courait au cinéma après cette vibration, mais elle se cachait déjà dans cette oeuvre à la frontière entre bande dessinée et cinéma : Sin City, c’est ici.

Renaud Sachet

Film présenté par Gilles Levy le jeudi 1er mars à 20h15 au cinéma de Belfort.
Découvrez la bande-annonce et les horaires ici

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