M de Yolande Zauberman par Mathilde Lomberger

La rencontre avec la réalisatrice autour de son film M se fera le jeudi 21 mars à 20h15 au cinéma Pathé de Belfort.
Dans le cadre du festival Diversité.
> La librairie du Chat Borgne sera présente avec une fine sélection d’ouvrages à vendre et la réalisatrice en profitera pour faire dédicacer son livre « l’Histoire de M », co écrit par elle et Sélim Nassib (qui avait co-réalisé « Would you have sex with an arab« )

Découvrez l’article de Mathilde Lomberger sur le nouveau film de Yolande Zauberman :

M pour Menham, documentaire poignant de Yolande Zauberman. A travers les yeux, les chants yiddish et les mots/maux de Menahem, la réalisatrice française Yolande Zauberman nous livre une plongée glaçante dans l’univers occulte des Netourei Karta, les plus orthodoxes des juifs ultra-orthodoxes. Là-bas « il n’y a pas de police, pas de criminels. Tout se résout chez le rabbin ». Menahem, acteur et cantor de 35 ans à la voix d’or, décide de retourner à Bnei Brak, capitale des hommes en noir, pour se confronter à son douloureux passé. Victime de 3 rabbins pédophiles dès son plus jeune âge, il revient sur les lieux du crime et tente d’exorciser ses démons et de se réconcilier avec sa religion et sa famille. A 20 ans, il quitte le cercle pieux et part s’installer à Tel Aviv. 15 ans qu’il n’a pas revu ses parents. Il était devenu impur aux yeux de son père. Ce qui trouble est de voir à quel point ces actes pédophiles étaient et sont connus de tous mais tus. Tus par les familles et les représentants religieux, comme si, après tout, ce n’était pas si grave. Au fur et à mesure du documentaire, les victimes, terriblement nombreuses, se confient de façon naturelle à M. Il est question du poids de la religion, des non-dits, du pardon et de la culpabilité, du regard des autres, des liens familiaux et du cercle vicieux : la victime est-elle inconsciemment conditionnée à devenir à son tour bourreau ? Comment reconstruire une vie « normale » après de tels événements? Yolande Zauberman parvient, grâce à Menahem, à percer le mystère et les interdits de cette société ultra masculine où la femme est quasiment inexistante, si ce n’est pour procréer.

Mathilde Lomberger

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